Meilleurs objectifs pour exploiter la très haute définition du Sony A7R VI en 2026

Un capteur de 66,8 Mpx ne rend pas automatiquement chaque photo plus détaillée. En revanche, il révèle tout de suite ce qui était déjà limite : un léger bougé, une mise au point placée un peu trop loin, une profondeur de champ trop courte ou des bords d’image moins propres que le centre. Avec le Sony α7R VI, le bon objectif n’est donc pas forcément le plus prestigieux : c’est celui qui vous aide à obtenir des images précises dans votre manière de photographier.
Réponse directe
Si vous cherchez un seul objectif polyvalent, le Sony FE 24-70 mm F2.8 GM II reste le choix le plus simple à recommander. Il couvre le reportage, le portrait environnemental, le paysage de voyage et une grande partie des commandes courantes, sans devenir disproportionné sur l’α7R VI. Si vous avez surtout besoin de 20 mm et que F2.8 est moins essentiel, le FE 20-70 mm F4 G est une alternative plus légère et moins spécialisée. Pour le paysage et l’architecture, le FE 16-35 mm F2.8 GM II offre une plage plus pertinente qu’un 24-70 mm. En portrait, le FE 85 mm F1.4 GM II est le choix le plus évident pour passer à une focale fixe lumineuse. Enfin, pour photographier de près une montre, une bague ou un objet, le FE 100 mm F2.8 Macro GM OSS répond à un autre besoin : enregistrer les détails réellement présents dans le sujet.
Ces objectifs ne sont pas les seuls choix possibles. Un 35 mm F1.4 peut être plus cohérent pour un photographe de reportage qu’un zoom professionnel. À l’inverse, il n’est pas nécessaire d’acheter uniquement des objectifs G Master pour tirer parti du boîtier. La focale, la vitesse d’obturation et votre façon de tenir l’appareil auront souvent plus d’effet sur le détail final qu’un simple changement de gamme.
Sony annonce pour l’α7R VI un capteur plein format empilé Exmor RS de 66,8 Mpx et jusqu’à 30 i/s à pleine résolution. La marque indique également une stabilisation mesurée selon CIPA 2024 jusqu’à 8,5 stops au centre et 7,0 stops en périphérie avec le FE 50 mm F1.2 GM. Cela situe les capacités du boîtier, mais ne fige pas un sujet et ne dispense pas de bonnes conditions de prise de vue. Source officielle Sony : α7R VI.
Retrouvez le boîtier dans la catégorie Sony Alpha 7R VI et l’ensemble de la gamme dans nos objectifs Sony.
Quel objectif selon votre pratique ?
| Votre priorité | Premier choix | Alternative qui change vraiment l’usage | Le compromis à accepter |
|---|---|---|---|
| Un seul objectif pour travailler et voyager | FE 24-70 mm F2.8 GM II | FE 20-70 mm F4 G si 20 mm compte plus que F2.8 | F4 pour le 20-70 mm |
| Paysage, architecture, intérieur | FE 16-35 mm F2.8 GM II | FE 14 mm F1.8 GM pour les cadrages très ouverts | Il faut surveiller les bords et les verticales |
| Reportage discret, famille, documentaire | FE 35 mm F1.4 GM | FE 24 mm F1.4 GM pour inclure davantage le lieu | Une focale fixe impose de se placer |
| Portrait | FE 85 mm F1.4 GM II | 50 mm F1.2 GM si le contexte compte autant que le sujet | Profondeur de champ très courte à grande ouverture |
| Focale standard et faible lumière | FE 50 mm F1.2 GM | FE 35 mm F1.4 GM si vous devez inclure davantage le lieu | Une marge d’erreur réduite à F1.2 |
| Ciel nocturne, paysages nocturnes, espace réduit | FE 24 mm F1.4 GM | FE 14 mm F1.8 GM pour une perspective plus large | Composition et correction géométrique demandent du soin |
| Produit, texture, reproduction rapprochée | FE 100 mm F2.8 Macro GM OSS | FE 50 mm F1.2 GM pour un détail moins serré | La profondeur de champ se réduit très vite en macro |
Ce que la haute définition demande réellement
La première chose à surveiller est la stabilité pendant l’exposition. La stabilisation du boîtier compense les mouvements du photographe, ce qui aide beaucoup avec un sujet immobile. Elle ne peut pas figer une main, un visage qui tourne ou des branches dans le vent. Sur 66,8 Mpx, une image peut sembler nette à l’écran, puis perdre de sa finesse dès que l’on regarde les détails ou que l’on imprime grand. Pour un portrait vivant, choisissez donc d’abord la vitesse en fonction du mouvement du sujet, puis de la focale. Pour un paysage calme, vous pouvez ralentir, à condition que le vent et le trépied soient eux aussi calmes.
La mise au point devient tout aussi importante. À F1.2, F1.4 ou F1.8, un point légèrement placé devant l’œil suffit à donner une impression de manque de précision. Ce n’est pas un défaut de l’objectif : c’est l’effet normal d’une faible profondeur de champ, que la haute définition rend plus visible. L’AF continu avec détection du sujet est utile lorsque le visage bouge. Pour un portrait posé, prenez aussi le temps de vérifier la première série d’images en agrandissement, surtout si le regard est de trois quarts.
Les bords de l’image méritent également votre attention. Un capteur plein format très défini donne toute sa valeur à une composition qui utilise réellement les angles : une façade, une ligne de côte, un groupe de personnes ou un paysage détaillé jusque dans les coins. C’est là qu’un bon grand-angle ou un zoom récent peut faire la différence. Ne jugez pas pour autant une photo uniquement à 100 %. Posez-vous plutôt une question simple : ce niveau de détail est-il utile pour la diffusion, le recadrage ou le tirage prévus ?
La diffraction demande un peu de recul. Fermer fortement le diaphragme augmente la profondeur de champ, mais réduit progressivement le pouvoir séparateur de tout système optique. Il n’y a pas de valeur interdite. Pour une architecture nette de près à loin, F8 ou F11 peut être le bon choix. Pour un portrait, fermer autant peut faire perdre l’intention sans résoudre le mouvement du sujet. L’α7R VI ne vous oblige ni à photographier à pleine ouverture, ni à rester à F8 : ouvrez ou fermez selon ce que vous voulez obtenir dans l’image.
Enfin, la haute définition offre une marge de recadrage ; elle n’autorise pas à cadrer au hasard. Un recadrage peut sauver un placement ou adapter un format, mais il ne remplace pas la bonne distance au sujet : celle qui donne les proportions, le fond et la relation visuelle recherchés. C’est aussi pour cela qu’un 85 mm reste préférable à un recadrage important d’un 50 mm lorsqu’on veut un portrait serré.
Le mode de prise de vue multiple avec décalage de pixels est un cas particulier. Le guide Sony précise qu’il enregistre quatre ou seize RAW à assembler sur ordinateur. Il peut être utile pour une œuvre, une architecture ou un objet parfaitement immobile sur un support stable. Sony précise aussi qu’un bougé, le déplacement d’un sujet voisin ou une variation de lumière peuvent empêcher un assemblage correct. Ce n’est donc pas un mode « meilleure qualité » à activer pour chaque photo, mais un outil de reproduction ou de paysage très calme. Guide d’aide Sony : décalage de pixels.
Les objectifs à considérer sérieusement
1. Sony FE 14 mm F1.8 GM : l’ultra-grand-angle quand 16 mm ne suffit plus

Si vous souhaitez intégrer un premier plan très proche, un plafond bas ou davantage de ciel dans l’image, le FE 14 mm F1.8 GM devient particulièrement intéressant. Sony annonce une ouverture F1.8, un angle de champ de 114°, une distance minimale de mise au point de 0,25 m et un poids de 460 g. Cet ensemble explique son intérêt sur un boîtier très défini : il permet de travailler léger tout en conservant une vraie ouverture pour l’intérieur ou la nuit. Caractéristiques Sony.
Son utilisation demande toutefois une composition rigoureuse. À 14 mm, un pas vers l’avant ou l’arrière change fortement la taille apparente des éléments proches. Un visage placé près du bord, une verticale inclinée ou un premier plan peu intéressant peut vite prendre trop de place. Pour tirer parti des 66,8 Mpx, cherchez une ligne, une matière ou un élément proche qui donne une raison d’être au grand-angle. Si vous voulez simplement un paysage un peu plus large, le 16-35 mm sera souvent plus facile à utiliser.
2. Sony FE 16-35 mm F2.8 GM II : le zoom grand-angle de travail

À 16 mm, vous pouvez raconter le lieu ; à 35 mm, revenir à un cadrage de reportage sans changer d’objectif. C’est tout l’intérêt du FE 16-35 mm F2.8 GM II. Il ouvre à F2.8 sur toute la plage, pèse 547 g, fait la mise au point à 0,22 m et atteint un rapport de reproduction maximal de 0,32x. Sony le présente avec des éléments XA et ED destinés à maintenir la résolution sur l’ensemble du cadre. Caractéristiques Sony ; conception et fonctions.
Sur l’α7R VI, son intérêt n’est pas de « produire plus de pixels », mais de vous laisser changer de cadrage sans changer d’objectif. À 16 mm, vous travaillez le lieu ; à 24 mm, il couvre de nombreuses situations de reportage ; à 35 mm, il devient un grand-angle modéré. Évitez simplement de tout photographier à 16 mm parce que la focale est disponible. Utilisez-la lorsqu’elle sert la perspective, puis revenez vers 24 ou 35 mm quand les formes du sujet doivent rester plus naturelles.
3. Sony FE 24 mm F1.4 GM : une focale fixe pour inclure le contexte sans perdre la lumière

Lorsque 16 mm déforme trop la scène, mais que F2.8 laisse trop peu de marge, le FE 24 mm F1.4 GM propose une autre approche. Sony indique une ouverture F1.4, un poids de 445 g, une distance minimale de mise au point de 0,24 m et un diaphragme circulaire à 11 lamelles. Sa formule optique comprend deux lentilles XA et trois lentilles ED. Sony explique également avoir travaillé la restitution des sources ponctuelles, ce qui rend l’objectif pertinent pour les scènes nocturnes et les ciels étoilés. Caractéristiques et explications Sony.
Avec l’α7R VI, 24 mm est une focale précieuse lorsque l’image doit montrer un sujet dans son environnement : une personne dans un atelier, une scène d’intérieur ou un paysage avec un premier plan lisible. À F1.4, la profondeur de champ peut déjà devenir courte si vous vous approchez beaucoup. Ne vous concentrez pas uniquement sur le sujet central : les bords et l’arrière-plan comptent davantage qu’à 85 mm. C’est un excellent complément à un 50 ou un 85 mm, mais un choix moins évident si vous avez déjà un 16-35 mm F2.8 et n’utilisez pas l’ouverture F1.4.
4. Sony FE 24-70 mm F2.8 GM II : le point de départ le plus rationnel

Pour sortir avec un seul objectif sans vous limiter à une seule manière de cadrer, le FE 24-70 mm F2.8 GM II est un très bon point de départ. Il ouvre à F2.8, pèse 695 g, fait la mise au point entre 0,21 m et 0,30 m selon la focale et atteint un rapport maximal de 0,32x. Sony décrit une formule optique avec deux éléments XA, cinq éléments asphériques, ainsi que des verres ED et Super ED. Caractéristiques Sony ; fonctions Sony.
Il n’offre ni le rendu d’un 50 mm F1.2 à pleine ouverture, ni la perspective très large d’un 14 mm. C’est précisément ce qui en fait un objectif utile : vous ne l’achetez pas pour gagner un concours de spécifications, mais pour ne pas perdre une séquence pendant un changement d’objectif. Sur un capteur de 66,8 Mpx, les focales 24, 35, 50 et 70 mm permettent déjà de livrer des fichiers sérieux si l’image est prise proprement. Sa courte distance de mise au point permet aussi de réaliser des cadrages de détail, sans en faire un objectif macro.
5. Sony FE 20-70 mm F4 G : quand 20 mm compte plus que F2.8

Si vous photographiez surtout le paysage, le voyage ou l’architecture et que 24 mm vous semble trop étroit, le FE 20-70 mm F4 G mérite votre attention. Il commence plus large tout en allant jusqu’à 70 mm. Sony le présente comme un zoom plein format à ouverture F4 constante. Il pèse environ 488 g, fait la mise au point à 0,25 à 0,30 m selon le mode et la focale, atteint un rapport maximal de 0,39x et utilise deux moteurs linéaires XD. Il ne possède pas de stabilisation optique OSS. Présentation et caractéristiques Sony.
Avec l’α7R VI, son intérêt repose sur un choix très concret : garder 20 mm, 35 mm, 50 mm et 70 mm dans le même objectif, sans porter le poids du 24-70 mm F2.8 GM II. En intérieur, F4 demandera plus de lumière ou une sensibilité plus élevée. Ce n’est pas une version « moins bonne » du 24-70 mm, mais une réponse différente pour ceux qui privilégient l’angle de champ, le voyage et les compositions construites autour d’un premier plan. Les 66,8 Mpx ne changent pas ce compromis : ils rendent simplement la stabilité et la mise au point soignée utiles à toutes les focales.
6. Sony FE 35 mm F1.4 GM : pour le reportage qui demande de la présence

En reportage, le décor peut raconter autant que la personne. Le FE 35 mm F1.4 GM permet d’embrasser une scène sans obliger à s’éloigner autant qu’avec un 50 mm, tout en restant plus sélectif qu’un 24 mm. Sony annonce une ouverture F1.4, un poids de 524 g, une distance minimale de 0,27 m en autofocus et de 0,25 m en manuel. Sa fiche mentionne des éléments XA et ED, un revêtement Nano II et des moteurs linéaires XD. Caractéristiques Sony ; fonctions Sony.
Sur l’α7R VI, le 35 mm convient bien à la photographie de famille, au documentaire, aux événements où l’on reste proche et aux images éditoriales dans lesquelles le décor apporte quelque chose. Il vous oblige à choisir votre place. Approchez-vous pour donner de la présence, mais gardez les visages sensibles loin des bords si vous travaillez de très près. À F1.4, ouvrez parce que la lumière ou la séparation du fond le justifie. Pour un groupe réparti sur plusieurs plans, fermer un peu donne souvent de meilleurs résultats que de compter uniquement sur la détection de l’œil.
7. Sony FE 50 mm F1.2 GM : une focale standard qui garde de la marge en faible lumière

Une salle peu éclairée, une scène de reportage et une distance de travail naturelle sont de bonnes raisons de choisir le FE 50 mm F1.2 GM. Sony lui attribue une ouverture F1.2, un poids de 778 g, une distance minimale de mise au point de 0,4 m et un diaphragme à 11 lamelles. La marque cite trois éléments XA et des moteurs linéaires XD pour la résolution et l’autofocus. Caractéristiques Sony ; fonctions Sony.
L’intérêt n’est pas d’ouvrir systématiquement à F1.2. À cette ouverture, vous gagnez de la lumière et réduisez la profondeur de champ, mais vous réduisez aussi votre marge d’erreur. Dans une scène où quelqu’un avance, augmentez la vitesse et laissez l’AF continu suivre, sans attendre de lui qu’il annule le mouvement pendant l’exposition. Le 50 mm F1.2 reste avant tout un choix de préférence photographique : si vous aimez le cadrage du 35 mm ou si vous avez besoin d’un zoom, sa fiche technique ne le rendra pas plus adapté à votre pratique.
8. Sony FE 85 mm F1.4 GM II : le portrait lumineux sans excès de poids

Si vous cherchez une seule focale de portrait plutôt qu’une collection de focales proches, le FE 85 mm F1.4 GM II est la recommandation la plus simple avec l’α7R VI. Sony annonce une ouverture F1.4, un poids de 642 g, une distance minimale de mise au point de 0,85 m en AF et de 0,80 m en MF, ainsi qu’un diaphragme circulaire à 11 lamelles. Il s’agit de la deuxième génération du 85 mm F1.4 GM. Caractéristiques Sony ; présentation Sony.
Pour approfondir ce sujet, consultez notre guide du Sony A7R VI en photographie de portrait.
La focale permet de conserver une distance confortable, de simplifier le fond et d’isoler le visage sans écraser autant la scène qu’un très long téléobjectif. Avec 66,8 Mpx, le risque courant n’est pas le manque de détail, mais une netteté posée sur les cils les plus proches plutôt que sur l’œil. En portrait serré à F1.4, demandez au sujet de rester relativement stable et vérifiez les premières images. Pour un couple, un visage de trois quarts ou plusieurs personnes à des distances différentes, F2 ou F2.8 constitue souvent un meilleur point de départ que la recherche systématique du flou maximal.
9. Sony FE 100 mm F2.8 Macro GM OSS : pour que les 66,8 Mpx aient de la matière à enregistrer

Pour photographier une bague, un textile, une pièce technique ou une surface travaillée, il faut d’abord pouvoir remplir le cadre avec du détail réel. Le FE 100 mm F2.8 Macro GM OSS est le choix le plus direct pour la photographie de produit, la reproduction, les textures et les petits sujets. Sony annonce une ouverture F2.8, un poids de 646 g, une distance minimale de mise au point de 0,26 m, un agrandissement maximal natif de 1,4x et une stabilisation optique OSS pensée pour la macro. L’objectif accepte aussi les téléconvertisseurs SEL14TC et SEL20TC. Caractéristiques Sony.
Son rôle est très différent de celui d’un objectif de portrait lumineux. À fort rapport de reproduction, la profondeur de champ devient extrêmement mince et le moindre mouvement du sujet, de l’appareil ou du point de mise au point est visible. En photo de produit, un trépied, une lumière contrôlée et parfois un assemblage de plans de netteté comptent autant que l’objectif. Le 100 mm permet de remplir le cadre avec un détail réel, donnant ainsi aux 66,8 Mpx quelque chose d’utile à enregistrer. Il ne rend pas automatiquement net un objet qui s’étend en profondeur : le diaphragme et le placement du point restent des décisions photographiques.
Pour l’animalier et la longue portée : une passerelle, pas un doublon
Les oiseaux, l’animalier et les téléobjectifs très longs répondent à d’autres critères : la distance réelle, la vitesse de suivi, la turbulence de l’air et le poids à transporter. Notre guide des meilleurs objectifs animaliers pour le Sony A7R VI traite ce choix séparément.
Comment choisir sans acheter trop large
Commencez par ouvrir vos cent dernières images réussies. Regardez les focales qui reviennent, les situations dans lesquelles vous avez recadré et celles où vous avez perdu du temps à changer d’objectif. Ce bilan est souvent plus utile qu’une liste de souhaits. Si 70 % de vos meilleures photos se situent entre 28 et 60 mm, un 24-70 mm ou le duo 35 mm et 85 mm aura probablement plus d’impact qu’un 50 mm qui reste dans le sac.
Zoom ou focale fixe ? Avec 66,8 Mpx, un zoom ne devient pas moins légitime. Il permet de placer le cadre correctement quand la scène change, ce qui évite parfois un recadrage important. Une focale fixe offre généralement une plus grande ouverture et une manière de travailler plus constante, mais elle vous oblige à anticiper votre position. Choisissez un zoom si votre distance au sujet varie rapidement ou si vous ne pouvez pas vous déplacer. Préférez une focale fixe si son angle de champ revient sans cesse dans vos images et si l’ouverture répond à un besoin réel de vitesse ou de profondeur de champ. Pour une méthode plus générale, consultez aussi notre guide pour choisir un objectif photo.
Les objectifs FE de cette sélection sont compatibles avec la monture E de l’α7R VI, comme le confirme la liste Sony des objectifs pris en charge. Mais la compatibilité ne garantit pas un résultat identique : une monture commune ne dit rien de la focale choisie, de l’ouverture, de la précision dans les angles, de la distance au sujet ou de votre stabilité. Liste de compatibilité Sony.
Ensuite, ne confondez pas ouverture et qualité. Une grande ouverture répond à deux besoins : travailler avec une vitesse plus élevée en faible lumière et réduire la profondeur de champ. Si aucun de ces deux besoins ne correspond à votre pratique, un zoom F2.8 sera souvent plus pratique. À l’inverse, si vous photographiez des personnes dans des lieux peu éclairés, un 35 mm F1.4, un 50 mm F1.2 ou un 85 mm F1.4 peuvent répondre à une contrainte réelle.
Pesez aussi l’ensemble, pas seulement l’objectif. Selon Sony, l’α7R VI pèse environ 713 g avec batterie et carte mémoire. Ajoutez les 778 g du 50 mm F1.2 ou les 646 g du 100 mm Macro, puis une sangle, une batterie et éventuellement un trépied. Si l’ensemble vous fatigue ou vous ralentit, le gain théorique d’ouverture peut se traduire par des photos moins stables. Dimensions et poids de l’α7R VI.
Enfin, regardez tout ce qui entoure l’objectif : diamètre de filtre, téléconvertisseur, distance minimale de mise au point, pied de trépied et place dans votre sac.
Réglages et gestes qui font vraiment la différence
Voici des points de départ, pas des règles figées. Sur un sujet immobile, commencez avec une vitesse qui vous paraît prudente pour la focale, puis vérifiez une image agrandie. À main levée, augmentez la vitesse dès que le sujet lui-même commence à bouger. Avec un 85 mm F1.4, il vaut parfois mieux photographier proprement à ISO 800 qu’obtenir une image légèrement floue à ISO 100. Un fichier très détaillé pardonne peu le flou de mouvement ; il gère souvent mieux un peu de bruit qu’une netteté perdue.
Pour les personnes en mouvement, utilisez l’AF-C, une zone adaptée au sujet et une rafale qui vous laisse le temps de suivre la scène. La cadence maximale n’est pas une fin en soi. Le guide Sony indique que la vitesse de rafale dépend du type de déclencheur, du format RAW et d’autres réglages ; la bonne cadence est celle qui vous laisse une séquence gérable et des images nettes. Guide Sony : prise de vue en continu.
Pour le paysage ou l’architecture, stabilisez avant tout le point de vue. Un trépied installé sur un sol qui vibre, une colonne qui bouge ou un déclenchement en touchant l’appareil peut annuler une partie du bénéfice. Choisissez le diaphragme selon la profondeur de champ recherchée, placez la mise au point là où elle sert l’image, puis contrôlez les zones importantes. Si vous utilisez un trépied, le guide Sony recommande de désactiver SteadyShot pour éviter un fonctionnement inadapté. Guide Sony : SteadyShot.
Pour le Pixel Shift, soyez encore plus strict : trépied stable, sujet parfaitement immobile, lumière constante, retardateur ou télécommande, puis assemblage sur ordinateur avec le logiciel indiqué par Sony. Le mode peut enregistrer quatre ou seize RAW, mais il n’améliorera pas une scène avec des feuilles, des passants ou un éclairage qui change. Dans ces cas, une seule prise de vue bien exposée reste souvent la meilleure décision.
Verdict : trois façons de commencer
Pour un ensemble simple et polyvalent, commencez par le 24-70 mm F2.8 GM II. Préférez le 20-70 mm F4 G si 20 mm, le poids et le voyage comptent davantage que F2.8. Ajoutez le 16-35 mm F2.8 GM II si vos images naissent d’abord du lieu.
Si votre travail tourne surtout autour des personnes et de la faible lumière, le duo 35 mm F1.4 GM + 85 mm F1.4 GM II couvre la scène et le portrait, à condition d’accepter de bouger.
Si votre priorité est le studio, le produit ou les petits sujets, ajoutez le 100 mm F2.8 Macro GM OSS. La photographie rapprochée demande davantage de contrôle sur la profondeur de champ et la lumière, mais elle donne au capteur beaucoup de détails utiles à enregistrer.
Au final, le meilleur objectif pour l’α7R VI est celui qui vous permet de placer le cadre, la netteté et la vitesse avec régularité. La haute définition le confirmera ; elle ne le fera pas à votre place.
FAQ
Faut-il obligatoirement un objectif G Master avec le Sony A7R VI ?
Le FE 24-70 mm F2.8 GM II est-il vraiment suffisant comme seul objectif ?
Compatibilité FE : est-ce aussi une garantie de pouvoir résolvant ?
À quelle ouverture l’α7R VI est-il le plus net ?
La stabilisation permet-elle de photographier des personnes à vitesse lente ?
Peut-on garder un ancien objectif FE avec l’α7R VI ?
Vaut-il mieux un zoom ou une focale fixe avec l’α7R VI ?
Sources et vérification éditoriale
Sources consultées et contrôles réalisés avant publication.
Ce guide s'appuie sur les spécifications Sony et le guide d'aide de l'ILCE-7RM6. Les conseils de prise de vue sont éditoriaux : ils traduisent les données techniques en décisions de cadrage, de vitesse, de mise au point et de stabilité. Ils ne remplacent ni un essai personnel ni un comparatif de laboratoire.
- Sony α7R VI : spécifications
- Guide d'aide Sony : prise de vue multiple avec décalage de pixels
- Guide d'aide Sony : prise de vue en continu
- Guide d'aide Sony : réglage SteadyShot
- Sony : compatibilité des objectifs pour l'α7R VI
- FE 14 mm F1.8 GM : spécifications Sony
- FE 16-35 mm F2.8 GM II : spécifications Sony
- FE 16-35 mm F2.8 GM II : présentation Sony
- FE 24 mm F1.4 GM : spécifications Sony
- FE 24-70 mm F2.8 GM II : spécifications Sony
- FE 24-70 mm F2.8 GM II : présentation Sony
- FE 35 mm F1.4 GM : spécifications Sony
- FE 35 mm F1.4 GM : présentation Sony
- FE 50 mm F1.2 GM : spécifications Sony
- FE 50 mm F1.2 GM : présentation Sony
- FE 85 mm F1.4 GM II : spécifications Sony
- FE 85 mm F1.4 GM II : présentation Sony
- FE 100 mm F2.8 Macro GM OSS : spécifications Sony
- FE 20-70 mm F4 G : spécifications Sony

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