Dernière mise à jour : mars 2026 — Test terrain réalisé avec le Canon EOS R5 Mark II (firmware 1.0.7) et les objectifs RF 24-105mm f/4 L IS USM, RF 70-200mm f/2.8 L IS USM et RF 85mm f/1.2 L USM.
Le Canon EOS R5 Mark II est arrivé sur le marché en août 2024, quatre ans après le R5 original qui avait redéfini les attentes en matière de boîtier hybride. Quatre ans, c'est long dans l'industrie photo. Sony a lancé l'Alpha 1 II, Nikon a sorti le Z8, et les vidéastes ont vu débarquer une avalanche de caméras compactes capables de filmer en 8K. La question que tout le monde se pose est simple : le Canon R5 Mark II justifie-t-il son prix, et surtout, tient-il ses promesses sur le terrain ?
Nous avons utilisé ce boîtier pendant plusieurs semaines dans des conditions variées — reportage de mariage, photographie animalière en forêt, sport en salle, paysage en montagne et tournage vidéo en studio — pour vous livrer un test du Canon R5 Mark II aussi honnête que détaillé. Voici notre verdict.

Prise en main et ergonomie du Canon R5 Mark II
Quand on sort le Canon R5 Mark II de sa boîte, la première impression est celle d'un boîtier familier. Si vous avez utilisé le R5 original, le R6 Mark II ou même le R3, vous ne serez pas dépaysé. Le poids de 746 grammes (batterie et carte incluses) est contenu pour un appareil de cette catégorie, et la prise en main est ferme grâce au grip profond hérité de la gamme professionnelle Canon.
Le changement le plus visible est l'ajout du commutateur photo/vidéo sur le dessus du boîtier, là où se trouvait auparavant le sélecteur ON/OFF sur le R5 original. Les premiers jours, on se trompe. Au bout d'une semaine, on ne pourrait plus s'en passer : le passage d'un mode à l'autre est instantané, et les réglages se rechargent automatiquement pour chaque mode. En reportage de mariage, cette bascule rapide entre photo et vidéo fait gagner un temps précieux.
L'écran arrière tactile orientable de 3,2 pouces (2,1 millions de points) est identique au précédent modèle — lumineux, réactif, lisible en plein soleil. Le viseur OLED de 5,76 millions de points avec un grossissement de 0,76× est un bonheur pour l'œil. L'affichage est fluide, sans saccade visible, même en rafale à 30 ips. C'est d'ailleurs l'un des rares boîtiers à offrir un viseur véritablement sans black-out en rafale électronique.
Côté construction, le boîtier en alliage de magnésium tropicalisé inspire confiance. Nous l'avons utilisé sous une pluie fine en forêt pendant deux heures sans la moindre inquiétude. Les joints d'étanchéité sont au niveau de ce qu'on attend d'un boîtier professionnel. Le passage au port HDMI plein format (Type A) à la place du micro-HDMI du R5 original est une amélioration bienvenue : plus de connecteur fragile qui menace de casser en plein tournage.
Dernier détail qui compte : la griffe porte-accessoires multifonction qui peut alimenter directement certains accessoires (microphones, émetteurs). Pour les vidéastes, c'est un câble de moins à gérer sur le rig.
Qualité d'image : le capteur stacked de 45 mégapixels à l'épreuve du terrain
Le cœur du Canon EOS R5 Mark II est son nouveau capteur stacked CMOS rétroéclairé (BSI) de 45 mégapixels. Même nombre de pixels que le R5 original, mais une architecture complètement différente. La technologie stacked (empilée) place la circuiterie de traitement directement sous les photosites, ce qui permet une vitesse de lecture 2,7 fois plus rapide que l'ancien capteur. Les conséquences sont visibles partout : rafale plus rapide, rolling shutter quasi inexistant, et un meilleur autofocus.
Mais qu'en est-il de la qualité d'image pure ? C'est la question que nous avons voulu trancher en priorité.
Résolution et détails
Les fichiers RAW de 45 mégapixels (8 192 × 5 464 pixels) offrent un niveau de détail remarquable. En paysage avec le RF 24-105mm f/4 L, chaque texture de roche, chaque nervure de feuille, chaque ondulation de l'eau est restituée avec une netteté impressionnante. Les tirages A2 sont d'une finesse qui laisse sans voix, et la marge de recadrage est très confortable — on peut aisément couper 50 % de l'image et conserver une qualité suffisante pour un usage web professionnel.
La fonction d'upscaling embarqué (neural upscaling) permet de quadrupler la résolution des JPEG/HEIF directement dans le boîtier. Le résultat est étonnamment propre sur les fichiers bien exposés, et tout à fait exploitable pour de grands tirages. Comptez toutefois quelques secondes de traitement par image.
Rendu colorimétrique
Le rendu des couleurs Canon est reconnaissable entre mille : tons chair chauds et naturels, rouges riches sans saturation excessive, verts profonds. Sur les portraits réalisés avec le RF 85mm f/1.2 L, les transitions de teintes dans la peau sont fluides, sans postérisation. Le traitement du blanc est équilibré, avec une balance automatique qui se montre fiable dans la grande majorité des situations — y compris sous des éclairages LED mixtes qui posent habituellement problème.
Montée en ISO et bruit numérique
C'est ici que le nouveau capteur montre sa valeur. Jusqu'à ISO 6 400, les fichiers RAW sont remarquablement propres, avec un grain fin et peu de perte de détails dans les ombres. À ISO 12 800, le bruit devient visible dans les zones sombres uniformes mais reste très bien géré — nettement mieux que ce que proposait le R5 original au même réglage. À ISO 25 600, les images restent tout à fait exploitables après un passage dans un logiciel de débruitage, et le traitement neuronal embarqué (réduction de bruit par IA dans le boîtier) fait un travail bluffant en JPEG/HEIF.
En situation réelle, lors d'un concert photographié entre ISO 8 000 et ISO 16 000, les résultats sont excellents. Le boîtier gère le bruit avec intelligence, en préservant les textures et les détails fins des visages même dans les zones sous-exposées.
Plage dynamique
La plage dynamique est dans la lignée du R5 original — environ 14 stops à ISO de base selon les mesures de Photons to Photos. En pratique, cela signifie que vous pouvez récupérer entre 3 et 4 stops dans les ombres sans voir apparaître de bruit gênant. C'est compétitif avec les meilleurs capteurs Sony et Nikon de la même catégorie, même si ces derniers conservent un très léger avantage dans les ombres profondes aux ISO les plus bas.
Score DxOMark
Au moment de la rédaction de cet article, DxOMark n'a pas encore publié de score officiel pour le Canon EOS R5 Mark II. Le R5 original avait obtenu un score global de 95 points, ce qui en faisait le meilleur capteur Canon jamais testé et le plaçait parmi les 15 meilleurs capteurs plein format au monde. Les premières mesures indépendantes suggèrent que le capteur stacked du R5 Mark II offre des performances sensiblement équivalentes en plage dynamique à son prédécesseur, avec un léger avantage en hautes sensibilités. On peut raisonnablement s'attendre à un score au moins équivalent, voire légèrement supérieur.

Autofocus : le vrai bond en avant du R5 Mark II
Si la qualité d'image évolue de manière incrémentale, l'autofocus du Canon R5 Mark II représente un véritable saut générationnel. C'est, à notre avis, la raison principale de choisir ce boîtier plutôt que le R5 original.
Dual Pixel CMOS AF II et détection de sujets
Le système Dual Pixel CMOS AF II couvre la totalité du capteur avec 5 940 points AF et peut fonctionner jusqu'à EV -6,5 — autrement dit, dans une quasi-obscurité. La détection de sujets par deep learning reconnaît les personnes (yeux, visage, tête, corps complet, articulations), les animaux (oiseaux inclus), les véhicules de course, les avions et les trains.
En pratique, lors d'un match de football en salle photographié sous éclairage LED : le boîtier accroche un joueur en mouvement et ne le lâche plus, même quand d'autres joueurs passent devant, même quand le sujet tourne le dos à l'appareil. Le taux de réussite AF sur 3 000 images prises en rafale à 30 ips était supérieur à 95 % — un chiffre remarquable pour des conditions aussi difficiles.
Eye Control AF : gadget ou révolution ?
L'Eye Control AF (contrôle AF par le regard) est la fonctionnalité la plus spectaculaire du R5 Mark II. Le principe : le boîtier suit le mouvement de votre iris dans le viseur et place le point AF là où vous regardez. Une calibration initiale est nécessaire (comptez 2 minutes), et Canon recommande de la refaire si vous changez de lunettes ou de lentilles.
Sur le terrain, le résultat est fascinant. En photographie de portrait avec plusieurs sujets, il suffit de regarder le visage de la personne que vous souhaitez mettre au point pour que le boîtier comprenne votre intention. Lors d'un mariage, le passage de la mariée au marié se fait en un coup d'œil — littéralement.
Est-ce parfait ? Pas tout à fait. Le système est sensible à la fatigue oculaire et peut décrocher en fin de journée. Les porteurs de verres progressifs rencontrent parfois des difficultés. Mais dans l'ensemble, l'Eye Control AF est un outil qui, une fois maîtrisé, change réellement la manière de photographier. Ce n'est pas un gadget.
Register People Priority et Action Priority AF
Deux autres fonctions méritent d'être mentionnées. Register People Priority permet d'enregistrer jusqu'à 10 visages avec un ordre de priorité. Le boîtier donnera toujours la préférence aux visages enregistrés, même dans une foule. En mariage, programmez la mariée en priorité 1 et vous avez la garantie qu'elle sera toujours nette.
Action Priority AF est entraîné par intelligence artificielle pour reconnaître les actions de jeu en football, basketball et volleyball. Le boîtier anticipe le moment du tir, de la passe ou du smash, et déplace le point AF en conséquence. C'est encore limité à trois sports, mais les résultats sont bluffants quand ça fonctionne.
Rafale et Pre-Capture : ne plus jamais rater l'instant
La rafale du Canon R5 Mark II grimpe à 30 images par seconde en obturateur électronique (contre 20 ips sur le R5 original), avec un viseur sans black-out et un buffer d'environ 93 images en RAW sur carte CFexpress Type B. En obturateur mécanique, la cadence est de 12 ips. C'est amplement suffisant pour la très grande majorité des situations, et la possibilité de descendre à 20, 15, 10 ou même 3 ips en électronique est bienvenue pour adapter la cadence au sujet.
La fonction pre-capture (pré-déclenchement) est l'une des vraies nouveautés du R5 Mark II. Lorsqu'elle est activée, le boîtier enregistre en continu dans sa mémoire tampon dès que vous enfoncez le déclencheur à mi-course. Quand vous appuyez à fond, les 15 images précédentes sont récupérées et enregistrées sur la carte — soit environ une demi-seconde d'avance à 30 ips.
En photographie animalière, cette fonction est un changement radical. Un oiseau qui s'envole d'une branche, un renard qui bondit — vous appuyez « trop tard » et l'image est quand même là. Contrairement aux implémentations concurrentes, les fichiers pré-capturés sont enregistrés individuellement, y compris en RAW, et numérotés séquentiellement. Pas de mosaïque à extraire, pas de délai de traitement. C'est propre, simple, efficace.
Petit bémol : la pré-capture sollicite le capteur en permanence et consomme davantage de batterie. Prévoyez une LP-E6P de rechange si vous l'utilisez intensivement.

Test vidéo du Canon R5 Mark II : 8K 60p et 4K 120p au quotidien
L'un des points faibles du R5 original était la surchauffe en vidéo, surtout en 8K. Le Canon R5 Mark II fait-il mieux ? Oui, nettement.
8K 60p RAW interne
Le R5 Mark II est l'un des rares boîtiers hybrides au monde capables d'enregistrer en 8K DCI 60p en Cinema RAW Light directement sur la carte CFexpress. Le débit atteint environ 2 600 Mbps, et les fichiers offrent une latitude d'étalonnage remarquable. L'intérêt pratique de la 8K ? Même si vous livrez en 4K, vous disposez d'une marge de recadrage équivalente à un zoom 2× numérique sans perte visible.
Sans grip ventilateur, nous avons enregistré environ 18 minutes en 8K 60p RAW et 26 minutes en 8K 30p avant que le boîtier ne coupe. Avec le grip ventilateur CF-R20EP, les temps s'allongent considérablement : plus de 2 heures en 8K 30p sans interruption. C'est un progrès considérable par rapport au R5 original.
4K 120p et ralentis
Le mode 4K 120p est utilisable sans recadrage du capteur et avec enregistrement audio — un avantage sur plusieurs concurrents qui sacrifient le son en haute cadence. Les ralentis à 5× sont fluides et détaillés. En Full HD, le mode 240p permet des ralentis extrêmes à 10× la vitesse réelle.
Le mode 4K Fine (suréchantillonné depuis le capteur 8K) à 30p offre probablement la meilleure qualité 4K que nous ayons vue sur un boîtier hybride : netteté supérieure, moiré quasi inexistant, bruit réduit.
Canon Log 2 et monitoring
L'arrivée du Canon Log 2 dans la gamme EOS R est une excellente nouvelle pour les vidéastes professionnels. Ce profil, auparavant réservé aux caméras Cinema EOS, offre une plage dynamique plus large que les Canon Log et Log 3, et surtout une compatibilité directe avec les LUTs de la gamme cinéma Canon. La possibilité d'appliquer un LUT directement dans le viseur pendant le tournage simplifie considérablement le travail sur le plateau.
Les outils de monitoring intégrés — waveform monitor, false color, zébrures, témoin tally — sont des fonctionnalités habituellement réservées aux caméras cinéma. Leur présence dans un boîtier hybride de cette taille est un atout majeur.
Stabilisation IBIS : jusqu'à 8,5 stops
Le Canon R5 Mark II intègre une stabilisation IBIS sur 5 axes pouvant compenser jusqu'à 8,5 stops de vibrations avec les objectifs RF compatibles (norme CIPA 2024, mesuré au RF 24-105mm f/2.8 L IS USM Z à 105 mm).
En situation réelle, nous avons obtenu des images nettes à main levée à 1/4s avec le RF 24-105mm à 105 mm — un résultat qui aurait été impensable il y a quelques années. En paysage, cette stabilisation permet de se passer du trépied dans de nombreuses situations et d'alléger considérablement le sac photo.
En vidéo, le Movie Digital IS ajoute une couche de stabilisation numérique supplémentaire. Le résultat est fluide à la main, même en marchant — pas au niveau d'un gimbal dédié, mais largement suffisant pour du reportage ou du vlog.
Autonomie : le point à surveiller
C'est le point faible traditionnel des hybrides, et le Canon R5 Mark II n'y échappe pas. L'autonomie officielle CIPA est de 630 photos sur écran LCD et 340 photos sur viseur EVF. Ces chiffres sont toutefois très conservateurs.
En conditions réelles, nous avons constaté des résultats bien meilleurs. Lors d'un reportage de mariage (mélange de photos posées, de rafales courtes et de quelques clips vidéo), une seule batterie LP-E6P a permis de capturer environ 1 200 images avant de tomber à 20 %. En rafale intensive (photo animalière à 30 ips), un testeur a dépassé 5 000 images sur une seule charge avec encore 44 % de batterie restante — la rafale est très économe car le capteur tourne déjà.
Notre recommandation : emportez au minimum deux batteries LP-E6P pour une journée de shooting. Trois si vous utilisez la pré-capture intensivement ou si vous filmez en 8K. Le grip BG-R20 (double batterie) est un investissement judicieux pour les longues sessions.
Bon à savoir : la charge via USB-C est possible, ce qui permet de recharger le boîtier avec une batterie externe pendant les pauses. À noter également que les anciennes batteries LP-E6NH restent compatibles, mais certaines fonctionnalités (pré-capture, Dual Shooting, sortie HDMI RAW) nécessitent la nouvelle LP-E6P pour fonctionner pleinement.
Canon R5 Mark II vs Canon R5 : faut-il upgrader ?
C'est la question que se posent des milliers de possesseurs du R5 original. Voici notre analyse point par point.
Vous devriez upgrader si vous photographiez de l'action (sport, animalier, événements) ou si la vidéo représente une part importante de votre activité. Le capteur stacked, la rafale à 30 ips, la pré-capture, l'Eye Control AF et le Canon Log 2 représentent des avancées majeures qui changent réellement l'expérience sur le terrain.
Vous pouvez attendre si vous faites principalement du paysage, du studio ou du portrait posé. La qualité d'image brute est très proche du R5 original, et les améliorations (upscaling neuronal, meilleur rendu en hautes sensibilités) sont appréciables mais pas transformatives pour ces usages.
Canon R5 Mark II vs Sony Alpha 1 II vs Nikon Z8
Dans la catégorie des hybrides plein format haut de gamme polyvalents, le Canon R5 Mark II fait face à deux concurrents sérieux.
Le Sony Alpha 1 II offre 50,1 MP, une rafale à 30 ips et un autofocus redoutable, mais à un prix nettement plus élevé. Son système AF est légèrement plus « collant » sur les sujets en mouvement selon certains testeurs, mais l'écart s'est considérablement réduit avec le R5 Mark II.
Le Nikon Z8 propose 45,7 MP, un excellent rapport qualité/prix et une plage dynamique parmi les meilleures du marché, mais ne dispose pas de la pré-capture ni de l'Eye Control AF. Sa rafale à 20 ips en RAW est en retrait par rapport aux 30 ips du Canon.
Le Canon R5 Mark II se positionne comme le plus polyvalent des trois : meilleur en vidéo que le Z8, moins cher que l'A1 II, et doté de fonctionnalités exclusives (Eye Control AF, pré-capture en RAW, Action Priority AF) qui font la différence dans les situations exigeantes.
Notre verdict : points forts et points faibles du Canon EOS R5 Mark II
Points forts
- Autofocus exceptionnel — détection de sujets par deep learning, Eye Control AF, Register People Priority, Action Priority AF. Le meilleur système AF que Canon ait jamais produit.
- Rafale 30 ips sans black-out avec pré-capture de 15 images en RAW — une combinaison unique sur le marché.
- Vidéo 8K 60p RAW interne et 4K 120p — des capacités qui rivalisent avec des caméras cinéma dédiées.
- Canon Log 2 et outils de monitoring pro intégrés dans un boîtier hybride compact.
- Capteur stacked 45 MP avec rolling shutter quasi nul et qualité d'image excellente.
- Stabilisation IBIS 8,5 stops — parmi les plus efficaces du marché.
- Ergonomie soignée — commutateur photo/vidéo, port HDMI plein format, griffe multifonction.
- Construction tropicalisée et poids contenu (746 g).
- Upscaling neuronal embarqué jusqu'à 4× la résolution.
Points faibles
- Autonomie en retrait par rapport au R5 original (630 vs 950 photos CIPA). Prévoir au moins deux batteries.
- Eye Control AF imparfait — sensible à la fatigue oculaire et aux verres progressifs, nécessite une calibration soignée.
- Surchauffe en vidéo 8K 60p sans grip ventilateur (~18 minutes). Le CF-R20EP est quasi indispensable pour les tournages longs.
- Prix élevé — sensiblement plus cher que le Nikon Z8 qui offre une qualité d'image comparable en photo pure.
- Pas d'obturateur global — le capteur stacked réduit le rolling shutter mais ne l'élimine pas totalement (contrairement au Sony A9 III).
- Action Priority AF limité à trois sports pour l'instant (football, basketball, volleyball).
Conclusion : pour qui est le Canon EOS R5 Mark II ?
Le Canon EOS R5 Mark II est, à notre avis, le boîtier hybride plein format le plus polyvalent disponible aujourd'hui. Il ne fait pas tout mieux que tout le monde — le Nikon Z8 offre un meilleur rapport qualité/prix en photo pure, le Sony A9 III est supérieur pour le sport de très haut niveau avec son obturateur global. Mais aucun autre boîtier ne couvre un spectre aussi large de disciplines avec un tel niveau de performance dans chacune d'elles.
Si vous êtes photographe de sport, de mariage, de reportage ou de nature, et que la vidéo fait partie de votre activité, le R5 Mark II est difficile à battre. La combinaison 45 MP + 30 ips + pré-capture + Eye Control AF + 8K 60p + Canon Log 2 n'existe tout simplement pas ailleurs en un seul boîtier.
Si vous êtes déjà dans l'écosystème Canon RF, la décision est encore plus simple : le R5 Mark II est le meilleur boîtier que Canon ait jamais conçu pour un usage polyvalent. C'est un outil qui repousse les limites de ce qu'un photographe peut accomplir sur le terrain.
Découvrez le Canon EOS R5 Mark II sur MCZ Direct : consultez notre fiche produit complète avec prix, fiche technique détaillée et livraison rapide.

Fiche récapitulative du test Canon R5 Mark II
Résumé du test Canon EOS R5 Mark II — Notes par catégorie
| Catégorie | Notre appréciation | Note /10 |
|---|---|---|
| Qualité d'image | Excellente résolution, couleurs Canon fidèles, très bonne montée en ISO | 9/10 |
| Autofocus | Meilleur AF Canon à ce jour, Eye Control AF innovant, détection sujets remarquable | 9,5/10 |
| Rafale et pre-capture | 30 ips sans black-out, pré-capture en RAW, buffer confortable | 9,5/10 |
| Vidéo | 8K 60p RAW, 4K 120p, Canon Log 2, monitoring pro — référence en hybride | 9/10 |
| Ergonomie | Prise en main pro, commutateur photo/vidéo, HDMI plein format | 9/10 |
| Autonomie | En retrait par rapport au R5 original, prévoir 2-3 batteries | 7/10 |
| Rapport qualité/prix | Prix élevé mais justifié par la polyvalence exceptionnelle | 8/10 |
| NOTE GLOBALE | Le boîtier hybride plein format le plus polyvalent du marché | 9/10 |
Commentaires (0)